Oh my ! Il existe une presse politiquement engagée en France !

Le média Frontières nous alerte : des gens riches, politiquement à gauche, financent des médias… de gauche.

En parallèle, on nous le dit plus souvent, des gens riches, politiquement à droite, financent des médias… de droite. Évidement, on parle ici de Vincent Bolloré. Essentiellement.

J’ajoute que la France possède aussi des médias de service public, indépendants du pouvoir politique.

J’en pense quoi ?

  • La France est une démocratie libérale.
  • La liberté d’expression et la liberté de la presse sont des piliers fondamentaux du processus démocratique.
  • Tout le monde à le droit d’avoir ses propres opinions politiques.
  • Tout le monde à le droit – aussi – à l’expression politique et militante de ses idées politiques, et d’y investir du temps, de l’argent, de l’énergie…
  • Manifestement, aujourd’hui en France, les différentes options politiques ont les moyens et l’espace pour s’exprimer (dans les médias et ailleurs).

Bah, du coup, si on s’arrête là, je vois pas le problème. Les français ont accès à une vrai diversité en terme de sujet et de ton d’information. Or c’est précisément cette pluralité qui permet l’exploration et la dénonciation de toutes les dérives, qu’elles soient de gauche ou de droite, qu’elles concernent les affaires de l’État ou le monde des intérêts privés.

Par contre…

Dans le classement 2025 de Reporter Sans Frontières, la France se retrouve à la place 25 sur 180. Le constat étant:

 » Si le cadre légal et réglementaire est favorable à la liberté de la presse, les outils visant à lutter contre les conflits d’intérêts et à protéger la confidentialité des sources sont insuffisants, inadaptés et dépassés. L’absence de financement pérenne après la suppression de la redevance fragilise l’audiovisuel public. En dépit de l’adoption d’un nouveau schéma du maintien de l’ordre, plus respectueux des droits des journalistes lors des manifestations, les reporters continuent de faire l’objet de violences policières en plus des agressions de la part de manifestants. (…) La concentration des groupes de presses privés aux mains de quelques hommes d’affaires devient une préoccupation forte dans le pays. L’expansion du groupe Bolloré (CNewsParis MatchEurope 1Le Journal du Dimanche, etc.), qui a absorbé le groupe Lagardère en 2023, inquiète le secteur du fait des méthodes brutales et interventionnistes de l’actionnaire et du défaut de pluralisme interne, faisant craindre le triomphe de l’opinion sur les faits.  » (https://rsf.org/fr/pays/france)