Le blasphème, la liberté ultime du croyant

Il y a 36 ans, Madonna, qui se définie elle-même comme étant catholique, sortait un de ses plus gros blasphème, et un de ses plus gros succès.

Le clip – savant mélange de sacré et de profane – sera la cible de nombreuses critiques: blasphème, racisme (anti-blanc !), exhibitionnisme… La chanson se vendra à plus de cinq millions d’exemplaires. Aujourd’hui encore, le monde entier la connaît.

Il y a plus longtemps encore, en 1972, le compositeur Verckys Kiamuangana questionnait la place des populations noires dans le catholicisme avec une chanson splendide.

En 2009, dans une interview accordée à Radio Centraal, Verckys affirme : « Après la sortie de cette chanson, j’ai été notifié de l’excommunication par l’Église catholique ; on m’a exclu en tant que chrétien de l’Église catholique ». (Cette information ne semble pas avoir été vérifiée depuis.) (Hé… psitt… il a été excommunié, pas trucidé… je dis ça… )

Vous savez quoi ?

A ce jour, je ne connais pas d’équivalent islamique.

J’espère que ça viendra.

Parce que ce jour-là, on saura que les musulmans auront – enfin – acquis le droit de questionner publiquement et frontalement leur religion.

En attendant, ils se battent comme des lions pour obtenir ce droit. Contre leurs autorités religieuses. Contre leurs dictatures théocratiques. Contre la bien-pensance de l’homme occidental vautré dans son droit à une liberté d’expression dont il prive les « arabes de service » qui osent questionner leur héritage religieux et culturel.