Il y a des erreurs scientifiques dans le Coran

Majid Oukacha en parle beaucoup, dans son livre « 100 contradictions et erreurs scientifiques dans la Coran » et sur sa chaîne YouTube.

Moi, ça m’a pris beaucoup de temps avant de comprendre pourquoi il en parlait autant, et pourquoi c’est si important d’en parler.

Je pensais que c’était un passe-temps comme un autre. Je pensais qu’il référençait toutes ces erreurs, comme ça, pour le fun.

Parce que… bah… il y a des erreurs scientifiques dans un bouquin écrit il y a 1400 ans ? Évidement oui ! Ce serait vraiment dingue sinon.

Pour moi, c’est juste une évidence.

Mais moi, je ne suis pas musulmane. On ne m’a pas élevée dans l’idée que le Coran est la parole de Dieu, incréée, parfaite, vérité absolue, valable en tous temps et en tous lieux. On ne m’a pas élevée dans la croyance que ce livre ne peut – par essence – contenir ni erreur, ni approximation, ni rien de critiquable ou d’immoral.

Pourtant, le Coran est un livre qui contient des choses comme:

Coran – sourate 4 – verset 34Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu’Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu’ils font de leurs bien. Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leurs maris), et protègent ce qui doit être protégé, pendant l’absence de leurs époux, avec la protection de Dieu. Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leurs lits et frappez-les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles, car Allah est certes, Haut et Grand !

Coran – sourate 9 – verset 23Ô vous qui croyez ! Ne prenez pas pour alliés, vos pères et vos frères s’ils préfèrent la mécréance à la foi. Et quiconque parmi vous les prend pour alliés… ceux-là sont les injustes.

Ce qu’on entend, tous les jours, dans les débats musulmans/non-musulmans sur l’islam sunnite, c’est que quand l’endoctrinement religieux est puissant, les croyants n’ont plus la capacité d’émettre le moindre jugement de valeurs sur ces versets. Ils sont parfaits. Point.

Face à ces croyants-là, la porte des erreurs scientifiques est parfois la seule qui a encore une chance de pouvoir réveiller l’esprit critique. Et, c’est exactement ce que cherche à faire Majid Oukacha (et les autres).

Et ça marche.

Maintenant, je me pose une question.

Ne serait-il pas temps d’inclure dans l’apprentissage scolaire la capacité à faire la différence entre une affirmation basée sur une connaissance et une affirmation basée une croyance ? Est-ce que ça ne serait pas une puissante arme – offerte à tous – contre l’endoctrinement sectaire et religieux ? Ou, au moins, contre les affirmations délirantes de tous les charlatans new-age qui nous entourent ?

En vrai, j’irai même un peu plus loin.

Je pense qu’il est temps d’imposer, à tous les établissements scolaires, l’obligation de faire une séparation nette entre la connaissance et la croyance : les établissements privés religieux veulent enseigner le contenu des livres sacrés ? OK, pour moi c’est un droit qu’il faut respecter. MAIS pas entre le cours de géographie et le cours de math, et/ou avec le même professeur que le cours de biologie. Je pense que la séparation doit être nette, parce que la nuance doit être facile à lire pour l’enfant.

L’apprentissage de tout ce qui est basé sur des croyances devrait être facilement identifiable – par les élèves de tous ages – comme étant un apprentissage extra-scolaire qui sort du programme officiel.

Non ?